Traumatismes émotionnels

Freddy a 53 ans. Il est venu me voir pour un traitement EMDR après d’autres thérapies.
Maltraité et humilié pendant son enfance, il a de grandes difficultés relationnelles.
Pendant plusieurs années, il a fait diverses thérapies qui l’avaient déjà aidé.
Après une amélioration avec la thérapie, vient le moment où je lui propose de faire des séances de neurofeedback.
Dès la semaine qui suit la première séance de neurofeedback, il témoigne : « J’ai moins d’appréhensions envers les autres. J’ai pu réagir face à quelqu’un qui m’a importuné, alors que d’habitude je ne réponds pas. Mes collègues m’ont alors adressé plus la parole et mon sommeil est devenu plus réparateur (alors qu’avant, il avait de gros troubles du sommeil et par conséquent une fatigue perpétuelle). Aussi, je m’organisais mieux ». Par la suite, Freddy s’est senti moins anxieux et nettement plus calme, moins sujet à de violentes colères qu’il conscientisait et maîtrisait mieux.

Témoignage : Jean-Pierre Ledru


Maria est âgée de 55 ans. Au cours de sa thérapie avec moi (après plusieurs autres tentatives), je lui propose de d’essayer des séances de neurofeedback.
Elle a été violée dans la petite enfance par le médecin de famille; personne n’a rien vu, ni su.
Aujourd’hui elle est adulte et mariée, mais son mari s’est révélé être un manipulateur pervers dont elle cherche à divorcer et dont elle subit encore maintenant les manœuvres délétères.
Elle avait en apparence « digéré » plus ou moins ce viol, quand il lui a à nouveau explosé à la figure alors qu’elle avait à rencontrer son futur ex mari pour une formalité administrative relative aux biens du couple.
Vu son état la rencontre n’a pas pu avoir lieu. Après la première séance de neurofeedback, elle était légère, joyeuse, ça a duré toute la soirée. Et malgré la neige qui l’empêche de venir à sa seconde séance de neurofeedback, elle n’est pas désespérée comme elle l’aurait certainement été sans cela.
Par la suite, malgré la persistance de conditions de vie des plus difficiles (précarité, relations difficiles avec sa fille elle-même très en souffrance, poursuite des agissements du mari) elle se montre de moins en moins anxieuse, et trouve la force de lutter efficacement pour s’en sortir.
Elle revisite son opinion sur ses parents, qu’elle arrive à critiquer, ce qui est assez inédit.
Un jour, la situation semble désespérée, elle semble résignée au pire.
Pourtant elle reste assez calme extérieurement.
Se compare au condamné à mort qui s’est battu pendant mille ans pour clamer l’injustice, qui à la fin se résigne à aller à l’échafaud.
Puis elle commence à rebondir énergiquement, sans que ses conditions de vie aient changé.

Témoignage via : Jean-Pierre Ledru


Solange a 52 ans. Je la reçois en thérapie depuis un moment.
Sa première consultation était liée à la réactivation mentale de viols répétés et de maltraitances physiques subies dans l’enfance.
Je lui propose de faire des séances de neurofeedback après qu’elle ait déclenché une algodystrophie du genou à la suite d’une chute.
Dès la seconde séance de neurofeedback, elle constate un réel progrès du genou.
Elle n’a pas été réveillée une seule fois par la douleur et tient plus longtemps assise.
Elle dit aussi: « Je me souviens de mes rêves ces temps-ci. Ce qui revient c’est ma famille ».
Après la troisième séance de neurofeedback elle témoigne: « La douleur ne réveille plus la nuit, mais j’ai régressé le jour, peut-être parce que je marche nettement plus ».
Après 4 séances de neurofeedback elle se dit moins stressée, moins agressive.
Son kiné et elle-même sont enchantés de l’évolution de son genou.
Je note ensuite un relatif apaisement dans ses diverses relations.
Elle arbore un grand sourire en entrant pour la 7ème séance de neurofeedback : « Il y a eu un déclic, plein de choses se sont passées, tant pour le genou que sur moi en général. D’abord plein de cauchemars les deux premiers jours. Certes, j’ai encore parfois ce cafard énorme, je dois batailler parce que j’ai toujours envie de pleurer (ça a toujours été) mais il y a des fois où je me sens légère de façon tout à fait inhabituelle. J’ai entrepris de m’inscrire à Weight Watchers, je laissais traîner le projet depuis des semaines. Je l’avais déjà fait il y a quelques années, quand l’histoire a démarré, et que je me goinfrais de chocolat. À l’époque mon mari et mes enfants n’ont cessé de râler, je cédais, faisais deux repas. J’ai dit cette fois à mon mari que je le faisais, qu’il allait participer, point. Je me sens légère, sans savoir pourquoi. Quant à mon genou, j’ai gagné dix minutes sur mon parcours pour venir ici depuis la dernière fois. Quand je suis plus légère, je suis positive, mon humeur déteind sur la famille. Cette semaine je suis restée zen avec le désordre de ma fille et par rapport au fait qu’elle râle tout le temps. Après dix séances de neurofeedback, elle s’étonne d’avoir meilleur moral, sans raison apparente : est-ce possible, Docteur, que ce soit un effet du neurofeedback ?
Nous en avions surtout parlé pour son algodystrophie.
Après 14 séances de neurofeedback elle rapporte: "Le neurofeedback m’aide vraiment pour mon humeur, je ne m’en étais pas rendu compte".
Au retour des vacances elle raconte : "Mon genou s’est bien amélioré. J’ai fait du vélo, j’ai nagé. Mon kiné dit que j’explose tous ses records. »

Témoignage via : Jean-Pierre Ledru


Robert rêve de faire de l’alpinisme mais ce n’est pas possible car il a un sérieux problème de vertige.
Il a un sommeil très agité et une tendance à tout remettre au lendemain. Il est venu faire une quinzaine de séances de neurofeedback.
La première chose qu’il a notée a été l’amélioration de son sommeil, ensuite la facilité avec laquelle il peut à présent prendre une décision et s’y tenir.
Ensuite, il a rangé entièrement son garage.
Puis il s’aperçoit qu’il est beaucoup plus vigilant sur sa moto, plus réactif aussi.
Il a enfin réussi à faire une escalade en montagne.
Il n’a plus le vertige et peut réaliser son rêve de toujours.

Témoignage : Anne Maury


Gérard a 48 ans. Cela fait 15 ans qu’il vient me voir en consultation.
Il se dit perturbé depuis toujours, habité par une grande violence qu’il contient en permanence.
Il n’a pas pu travailler longtemps.
Son travail, dans la restauration, l’épuisait et il a dû l’interrompre pour être orienté vers un emploi protégé.
La situation lui convenait mieux car il avait peu à faire.
Mais isolé complètement, il n’a pas pu tenir le coup. Il a ensuite été reconnu handicapé. Après 7 séances de neurofeedback, il dit : depuis un moment, je suis un peu apaisé, plutôt je prends mon temps : je fais les choses les unes après les autres. C’est dur, c’est un effort, mais c’est un changement, j’y arrive. Il est moins isolé, et à notre dernière rencontre je le vois rire de bon cœur en faisant une plaisanterie, ce qui n’était jamais arrivé depuis que je le connais.

Témoignage : Jean-Pierre Ledru


Marion est une femme de 43 ans sortante de secte, elle a géré les difficultés de la vie par un acharnement au travail dont elle mesure maintenant le caractère excessif.
Les séances de neurofeedback associées à la thérapie l’aide à prendre les choses plus calmement.
Elle est aussi sujette à des colères violentes qui la débordent, et ces colères sont de plus en plus rares et de mieux en mieux contrôlées.
Elle passait par des moments dépressifs importants avec idées de suicide, cela aussi n’a plus eu lieu depuis un bon moment, il ne reste que des périodes de tristesse bien plus supportables.
Les séances de neurofeedback lui ont apportées une stabilité qui lui manquait.
Beaucoup moins d’angoisses, même dans des situations un peu complexes.

Témoignage : Jean-Pierre Ledru